Stendhal

Stendhal

Résumé

Portrait de Stendhal Stendhal,  Lamiel

“ Mais le jeune Fabien avait eu le temps d’avoir peur au vu du brillant de la lame du couteau-poignard, il fit un léger mouvement de côté qui lui sauva la vie. La jeune femme de chambre avait repassé la chemise avec un tel luxe d’empois, que la pointe du poignard lancé sur la poitrine en fut comme arrêtée elle ne pénétra qu’en glissant de droite à gauche sous la peau au-dessus des côtes, ce qui n’empêcha pas le jeune tapissier de se croire mort. Il voulut pénétrer en criant dans le salon où se trouvait la duchesse.
— Ce n’est rien, c’est une plaisanterie, demain, il n’y paraîtra plus.
”
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Portrait de Stendhal Stendhal,  Lamiel

“ Sansfin se dit : L’Amiel une fois femme du duc, je possède un centre d’action à moi, un salon que l’on peut avouer et même un salon noble. Avec mon esprit, c’est la chose qui me manque. Comme Archimède, une fois ayant ce point d’appui, je puis soulever le monde ; en peu d’années je puis me faire un grand homme comme M. V. Hugo, connu du gros marchand de Nantes. Je me sens le génie de remuer ces Français ; une fois revêtu de grandes dignités, leur vanité, satisfaite d’avoir des rapports avec moi, n’aperçoit plus ma bosse. ”
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Portrait de Stendhal Stendhal,  Lamiel

“ Nerwinde mourait de peur de n’être pas pris pour un comte véritable.
Le malheur d’un caractère si ferme en apparence, c’était d’abord d’être faible jusqu’à la pusillanimité ; la plaisanterie la plus simple et la moins fréquente, et que le défaut d’esprit condamnait à mourir en naissant, lui donnait de l’humeur pour huit jours. En second lieu, M. d’Aubigné-Nerwinde oubliait complètement son glorieux père, connu de la France et de l’Europe entière, le général Boucaud, comte de Nerwinde, et sans cesse il pensait à son grand-père Boucaud, petit chapelier de Périgueux.
”
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