Résumé

Gaston Maugras Le duc et la duchesse de Choiseul… (1902)

Si le duc est une des figures les plus sympathiques de son siècle, la duchesse de Choiseul en est assurément la plus séduisante. Quand il s'agit d'elle, on ne trouve chez les contemporains qu'un sentiment unanime d'admiration et de respect; il n'y a pas une voix discordante. « Il est fâcheux qu'elle soit un ange, écrit Mme du Deffand, j'aimerais mieux qu'elle fût une femme; mais elle n'a que des vertus, pas une faiblesse, pas un défaut. » « Elle est le type le plus accompli de son sexe, dit Walpole, elle a plus de bon sens et plus de vertu que presque aucune créature humaine. »
Source : Gallica

Gaston Maugras Le duc et la duchesse de Choiseul… (1902)

Tout le temps qui ne se passe pas à la promenade ou aux soins de la maison, on le consacre à la lecture et aux jeux; le trictrac, les dés, les volants, les dames forment d'utiles distractions.
Mme de Choiseul aime à la folie cette vie champêtre, où l'on est toujours content du moment présent et où l'on ne forme pas de projets pour celui qui lui succède, où l'on passe chaque jour à faire ou à dire les mêmes choses sans croire se répéter, où l'on jouit de la paix, de cette douce paix du cœur et de l'esprit, si précieuse et si rare.
Source : Gallica

Gaston Maugras Le duc et la duchesse de Choiseul… (1902)

On croit, disait Mme de Choiseul, que ma première éducation a été excellente parce que ma mère était une femme d'esprit... La vérité est qu'elle a été complètement nulle, et c'est peut-être encore ce qu'elle a eu de mieux, car au moins ne m'a-t-on pas donné les erreurs des autres. Si j'ai acquis quelque chose, je ne le dois ni aux préceptes, ni aux livres, mais à quelques disgrâces. Peut-être l'école du malheur est-elle la meilleure de toutes, quand ces malheurs ne sont pas de nature à avilir l'âme, ou que l'âme n'est pas de nature à être avilie.
Source : Gallica

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