Résumé

Gaston Maugras Dernières Années de la Cour de Lunéville

Enfin, mon cher Panpan, je suis guéri sans fièvre, sans mal de tête; je veux l'apprendre moi-même à Mme de Boufflers. Donnez-lui ce mot de lettre et soutenez le pauvre Tressanius, qui vous aime, auprès de la seule femme dont il estime l'esprit, dont les charmes pussent le faire radoter aussi complètement qu'il l'a fait, le fait et le fera sans doute, à moins qu'elle ne m'en empêche, car elle seule peut défendre ceux qui l'approchent de l'adorer en leur en faisant connaître à tous moments l'inutilité et la déraison.
Source : Gutenberg

Gaston Maugras Dernières Années de la Cour de Lunéville

Son état moral n'est guère plus brillant que son état physique. La déception si vive qu'il a éprouvée en voyant s'évanouir son rêve insensé de remonter sur le trône de Pologne, à la mort d'Auguste III, a eu sur son esprit le plus fâcheux contre-coup. Il n'est plus que l'ombre de lui-même; il s'absorbe souvent dans de pénibles réflexions et il tombe dans un assoupissement dont on ne le tire qu'avec peine.
Son entourage a subi l'influence du maître. La cour s'est assombrie depuis deux ans et elle est devenue aussi triste, morne et désolée, qu'elle était autrefois joyeuse, animée, brillante.
Source : Gutenberg

Gaston Maugras Dernières Années de la Cour de Lunéville

Je ne crains point que l'amour m'embellisse tout ce que j'adore en elle, mais je dois bien craindre un trouble qui peut m'empêcher d'exprimer tout ce que je sens. Mme de Genlis ne m'a fait connaître que celui de la jalousie. Un peu d'amour-propre, l'assurance de plaire, je l'avoue même, la supériorité d'esprit, tout me donnait alors une confiance en moi-même que je n'ai plus. Je frémis, mon cher Panpan, de la peur de lui devenir insupportable. Elle ne peut plus m'aimer comme un ami, je ne peux lui paraître aimable qu'autant qu'elle me comptera comme le plus tendre des amants...
Source : Gutenberg

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