M. V. de Rochas

Résumé

M. V. de Rochas Le Tour du monde

Mais qu’on se figure un marin qui découvre ces parages, de qui tout ce qui l’entoure est ignoré, et non pas sur un bateau à vapeur qu’on arrête à la parole, qu’on fait virer à volonté, qu’on dirige vers et contre le vent, en tous sens, mais sur un navire à voile, et l’on dira si Magellan, qui a dû se trouver cent fois dans des positions analogues ou plus critiques encore, n’est pas un des hommes les plus audacieux, les plus étonnants, les plus dignes d’admiration que la terre ait jamais produits !
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M. V. de Rochas Le Tour du monde

Une vaste plaine nous paraissait se dérouler à notre droite sur le continent ; les côtes de la Terre de Feu étaient plus éloignées de nous. Aucun indice d’être humain n’apparut à nos yeux qui interrogeaient curieusement l’horizon de tous côtés. Le lendemain matin, quand on leva l’ancre, un seul être vivant assistait à notre départ, c’était un guanaco qui paissait tranquillement l’herbe près du rivage et qui, de temps en temps, levait la tête pour jeter un regard sur cette masse noire qu’il voyait dans la mer à quelques milliers de pas de lui.
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M. V. de Rochas Le Tour du monde

La roche que le temps, la pluie, la neige et la glace usent, frottent, détériorent, les plantes vivaces qui grimpent, serpentent le long des rochers, tapissent les parois à pics, remplissent les anfractuosités, tout enfin abandonne des détritus qui s’accumulent vers la hase et sur les tertres susceptibles de les retenir. Là-dessus prennent racine des arbustes piquants, le houx, le berberis à feuilles coriaces, le cyprès, les fougères arborescentes, espèces de palmiers égarés des régions équatoriales de l’Amérique centrale jusque sur les rivages de Magellan.
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