Résumé

Henri Blerzy Un hivernage chez les Esquimaux

Il paraîtra sans doute surprenant que, sous un climat si rigoureux, les Esquimaux se contentent d’abris si imparfaits. Sous les tentes de peaux, tupics, qui leur servent d’habitation l’été, s’entassent les hommes, les femmes et les enfans autour de la lampe à huile de phoque, qui sert à la fois pour l’éclairage et le chauffage. Il faut sans doute qu’une certaine habitude ait familiarisé le voyageur avec les mœurs des Esquimaux pour qu’il soit en état de s’introduire sans répugnance sous ces huttes et de s’asseoir sans dégoût à côté de ces êtres frottés d’huile et vêtus de peaux de bêtes.
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Henri Blerzy Un hivernage chez les Esquimaux

Lorsque les brouillards s’étendent sur la mer, ce sont les jours tristes et sombres des régions arctiques. Quand au contraire le soleil brille, les glaces, les nuages, les terres même, si désolées qu’elles soient, qui bornent la vue dans le lointain, se revêtent des plus riches teintes de l’arc-en-ciel. Toutes ces masses couvertes de neige se renvoient de Turne à l’autre une lumière éblouissante, et les rayons du soleil, réfléchis en tous sens, ne peuvent trouver nulle part de surface terne qui les absorbe ou les éteigne.
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Henri Blerzy Un hivernage chez les Esquimaux

Le Groenland est, dit-on, la seule terre dont la vue ne réjouisse pas le marin après une longue traversée. Cela est peut-être vrai lorsque les montagnes sont toutes couvertes de neige et que les côtes escarpées ne présentent qu’un horizon de glaciers ; mais il n’en saurait être de même durant la courte période de l’été, tandis que les rayons du soleil sont presque chauds et que les vallées étroites entre les montagnes, les fiords, se recouvrent de mousse et d’herbes qui ont mérité à ce petit continent le nom de terre verte.
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