Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Si l’esprit est sourd à ses cris, et ne vient point, l’âme de l’inspiré va le chercher. Pendant qu’elle s’envole, l’homme est tranquille quelque temps ; puis il s’anime et s’exalte insensiblement jusqu’aux éclats de joie, qu’il accompagne pour l’ordinaire d’un certain sifflement, qui, dit Crantz, d’après un témoin oculaire, est semblable au gazouillement des oiseaux qui voleraient en troupes sur un toit, et de là dans la maison. Mais si l’esprit se rend aux vœux de l’inspiré, il s’arrête au seuil de la porte. L’angekok s’entretient avec lui de tout ce que les Groënlandais veulent savoir. ”
