Résumé

Portrait de Jean-François de La Harpe Jean-François de La Harpe Abrégé de l’histoire générale des voyages…

Non, l’eau du baptême, que les frères Moraves confèrent, n’est pas propre à éteindre l’incendie du fanatisme qu’ils allument dans les âmes. Leur baptême ! s’ils ne le croient pas essentiel au salut, pourquoi vont-ils le porter chez tous les sauvages des quatre parties du monde ? Ou s’ils le croient d’une nécessité indispensable, pourquoi ne baptisent-ils pas les enfans des inconvertis ? C’est pourtant leur méthode. Ils exigent le consentement des parens pour baptiser un enfant ; mais que fait la promesse ou le refus du père d’élever son enfant dans les dogmes des herrnhuters ?
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Ce sont des comparaisons entre les brouillards de l’hiver et les ténèbres de l’incrédulité ; entre le courant du flux qui jette sur le rivage l’algue ou l’herbe de mer, et le sang de l’Agneau où les âmes chrétiennes nagent entraînées par les torrens de la grâce jusqu’au port du salut. Ensuite c’est le registre mortuaire de l’année. On y trouve la mort d’un enfant de neuf ans qui avait beaucoup de mémoire, et surtout de piété. On loue son assiduité à l’école, son goût pour le chant, et même pour la poésie, joint à une vivacité d’esprit qui se montrait quelquefois par un peu de folie.
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Si la famine afflige les Groënlandais, c’est un châtiment du ciel contre ces infidèles. Si la disette les attire à la congrégation, où la charité, par une assistance gratuite, en retient quelques-uns à la nouvelle église, c’est la grâce qui les y appelle, les touche et les convertit. Si les pasteurs et leurs troupeaux de baptisés échappent aux dangers de la mer, aux glaces flottantes qui, dispersant leurs bateaux, les égarent et les ballottent des mois entiers, tantôt sous les eaux et tantôt au-dessus, sauvés enfin à la nage et à la rame, ils remercient l’agneau de ce miracle.
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