Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Non, l’eau du baptême, que les frères Moraves confèrent, n’est pas propre à éteindre l’incendie du fanatisme qu’ils allument dans les âmes. Leur baptême ! s’ils ne le croient pas essentiel au salut, pourquoi vont-ils le porter chez tous les sauvages des quatre parties du monde ? Ou s’ils le croient d’une nécessité indispensable, pourquoi ne baptisent-ils pas les enfans des inconvertis ? C’est pourtant leur méthode. Ils exigent le consentement des parens pour baptiser un enfant ; mais que fait la promesse ou le refus du père d’élever son enfant dans les dogmes des herrnhuters ? ”
