Jules Verne

Jules Verne

Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne Découverte de la Terre (1878)

« Ce sont, dit ce grand voyageur, des roches d’ardoise micacée et de talc étincelant qui resplendissent au milieu d’une nappe d’eau miroitant sous les feux du soleil des tropiques. » Ainsi s’expliquent ces dômes d’or massif, ces obélisques d’argent et toutes ces merveilles que l’esprit enthousiaste et hâbleur des Espagnols leur fit entrevoir. Raleigh croyait-il à l’existence de cette ville d’or pour la conquête de laquelle il allait sacrifier tant d’existences ?
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Portrait de Jules Verne Jules Verne Découverte de la Terre (1870)

Jamais homme, depuis l’apparition de la race humaine sur terre, éprouva-t-il une émotion comparable à celle que ressentit alors le grand navigateur ? Peut-être même est-il permis d’assurer que l’œil qui découvrit le premier ce nouveau continent fut celui de l’Amiral ? Mais peu importe : la gloire de Colomb, ce n’est pas d’être arrivé, c’est d’être parti.
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Portrait de Jules Verne Jules Verne Découverte de la Terre (1870)

Ce fut encore un beau jour pour Colomb. Il parut devant Ferdinand et Isabelle, non en accusé, mais en accusateur ; puis, le souvenir d’indignes traitements lui brisant la poitrine, le pauvre grand homme pleura et fit pleurer autour de lui. Il raconta sa vie fièrement. Lui qu’on accusait d’ambition, que l’on disait s’être enrichi dans l’administration de la colonie, il se montra tel qu’il était, presque sans ressources ! Oui ! celui qui venait de découvrir un monde ne possédait pas une tuile pour abriter sa tête !
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