Résumé

Christophe Colomb, Vasco de Gama… (1880)

De la première terre de la Trinité jusqu'au golfe, qui fut nommé golfe des Perles, on n'avait pas compté moins de cinquante lieues. L'amiral suivait la terre qu'il prenait pour celle qu'il avait nommée île de Gracia, et fit le tour du golfe, dans la vue d'approfondir si cette grande abondance d'eau venait des rivières, suivant l'opinion des pilotes, mais non pas suivant la sienne ; car il ne pouvait s'imaginer qu'il y eût un fleuve au monde qui produisît tant d'eau, ni que les terres qu'il voyait en pussent fournir autant, à moins qu'elles ne fussent la terre ferme.
Source : Gallica

Christophe Colomb, Vasco de Gama… (1880)

Son avis fut méprisé, et la flotte leva l'ancre. Elle était encore à la vue de la pointe orientale de l'île, lorsqu'un des plus forts ouragans qu'on eût vu dans ces mers, fit périr vingt-un navires chargés d'or, sans qu'on pût sauver un seul homme. Le beau grain d'or dont on a raconté la découverte, périt dans ce désastre. Jamais l'Océan n'avait englouti tant de richesses ; mais ces richesses étaient le fruit de l'injustice et de la cruauté.
Source : Gallica

Christophe Colomb, Vasco de Gama… (1880)

Les premiers rayons du jour firent reconnaître une île, longue d'environ vingt lieues, plate et remplie d'herbes. La Pinta, qui avait continué d'avancer la première, attendit les deux autres caravelles, et tous les équipages se jetant à genoux devant Colomb, réparèrent, par des transports d'admiration et de respect, les chagrins qu'ils lui avaient causés.
Cet étranger, qu'ils avaient traité avec tant de mépris, devint à leurs yeux le plus, grand de tous les hommes, et les excès de leur joie ne se sauraient exprimer.
Source : Gallica

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