Amida

Définition et enjeux

Édouard Fraissinet,  Le Japon : histoire et description… (1853)

“ Amida est le Chef Suprême de ces habitations fortunées. On le regarde comme le patron et le protecteur des âmes humaines en général ; mais il est particulièrement le Dieu et le Père de ceux qui ont passé heureusement dans le céleste séjour. C'est par sa médiation seule que les hommes peuvent obtenir la rémission de leurs péchés et l'entrée d'un meilleur monde.
Comment se rendre agréable à Amida et digne des récompenses éternelles? — C'est en pratiquant la vertu et les commandements de la loi de Siaka.
”
Source : Gallica

Ernest Francisco Fenollosa,  Art en Chine et au Japon. Adaptation et préface par Gaston Migeon…

“ La religion se simplifiait, s'adressant plus au peuple, à son âme. Quelques prêtres de Tendaï comme Eikwan tendaient à l'adoration dominante d'Amida. Le Paradis d'Amida n'était pas chose nouvelle en Chine ni au Japon. D'anciennes représentations en avaient été faites, tissées ou peintes. Et maintenant la mystique vision nouvelle tendait à écarter les rites de
Fudo et de Kwannon, pour invoquer l'Amida central, le Bouddha d'éclatante lumière, entouré du groupe merveilleux des Bosatsous, eux aussi éblouissants.
”
Source : Gallica

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet,  Promenades japonaises—Tokio-Nikko

“ Je me consacre au bouddha Amida.
Chaque fois que la phrase se dit, un grain passe entre les doigts des prêtres et l’officiant donne un coup de marteau sur une petite cloche à son d’enclume.
Le mouvement d’abord lent et solennel va toujours en s’accélérant, comme chez les derviches hurleurs. Il arrive vite un moment où les assistants ne peuvent plus prononcer ; c’est un bredouillement sonore dont le rythme marqué par le timbre s’active de plus en plus.
Encore plus vite, toujours plus vite et chaque coup va droit au cœur d’Amida emportant le faisceau de prières esquissées par les prêtres.
”
Source : Wikisource

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