Miguel de Cervantes Saavedra

Miguel de Cervantes Saavedra

Résumé

Portrait de Miguel de Cervantes Saavedra Miguel de Cervantes Saavedra Don Quichotte. Tome 1 (1868)

« Attendèz-moi, disait-il, attendez-moi, lâches brigands ; un seul chevalier vous attaque. »
A l'instant même, un peu de vent s'eleva, et les ailes se mirent à tourner. « Oh! vous avez beau faire, ajouta don Quichotte; quand vous remueriez plus de bras que le géant Briarée, vous n'en serez pas moins punis. » Il dit, embrasse son éeu, et, se recommandant à Dulcinée, tombe, la lance en arrêt, sur l'aile du premier moulin, qui l'enlève, lui et son cheval, et les jette à vingt pas l'un de l'autre. Sancho se pressait d'accourir au plus grand trot de son âne.
Source : Gallica

Portrait de Miguel de Cervantes Saavedra Miguel de Cervantes Saavedra Don Quichotte. Tome 1 (1868)

Allons ! que tous les chevaliers de ma cour aillent recevoir la fleur de la chevalerie. On obéit, et le roi lui-même vient au-devant du chevalier jusqu'au milieu du grand escalier ; il lui tend la main, l'embrasse et le mène aussitôt à l'appartement de la reine. Là se trouve l'infante sa fille, qui est une des plus belles princesses de la terre. A peine l'infante et le chevalier jettent les yeux l'un sur l'autre, que, par un trait plus qu'humain, sans savoir comment ni pourquoi, ils s'enflamment réciproquement, et brûlent de trouver les moyens de se parler de leurs tendres peines.
Source : Gallica

Portrait de Miguel de Cervantes Saavedra Miguel de Cervantes Saavedra Don Quichotte. Tome 1 (1868)

Quand il le vit par terre, et les bergers loin, il descendit, vint le relever, en lui disant : « Ne vous avais-je pas averti, monsieur, que ces deux armées étaient des moutons ? — Est-ce ma faute, répond don Quichotte, si le maudit enchanteur qui me persécute, pour me dérober la gloire de les vaincre, a changé tous ces soldats en moutons ?
Fais-moi un plaisir; mon ami Sancho : monte sur ton âne, et suis-les : tu verras qu'à quelques pas d'ici ils vont tous reprendre leur première forme. — Il est plus pressé, répliqua Sancho, de songer à vous panser, car votre bouche est pleine de sang. »
Source : Gallica

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