“ Ce qui revient à dire que la beauté, comme la sagesse (Athéné) , comme les biens de la terre (Déméter) , comme le soleil (Phœbus-Apollon) , comme tout ce qui est bon, utile, charmant dans le monde, vient en droite ligne de la divinité. Mythe vraiment grec, où l’on surprend le symbolisme si gracieux et en même temps si élevé qui succéda en Grèce au fétichisme des premiers âges ; mythe digne d’une race d’artistes et de penseurs qui devait produire Phidias et Platon. Rien dans Homère n’annonce même de loin l’autre mythe impur et grossier par lequel Hésiode explique la naissance de la déesse. ”
Résumé
L'œuvre Annales du Musée Guimet examine les liens entre mythologie, religion et archéologie, à travers des réflexions sur les divinités grecques et égyptiennes, les cérémonies sacrées et les pratiques funéraires. Sans auteur identifiable, ce recueil combine des observations sur des objets anciens, des interprétations symboliques et des citations savantes, illustrant la continuité entre les cultures antiques et les traditions contemporaines.
Les thèmes de l'éclipse, du jeûne et du sacrifice révèlent une attention portée aux rituels cosmiques et aux croyances anciennes, tout en soulignant le rôle des collections du Musée Guimet en tant que lien entre le passé et la connaissance d'aujourd'hui.
Citations de Annales du Musée Guimet ()
“ L’intérêt de la découverte est ailleurs, dans le coup de théâtre qui ramène subitement à la lumière une assemblée de rois et qui nous fait toucher de si près des choses que l’on croyait si loin. Il est aussi dans l’apparition de ce poétique entourage que l’Égypte savait donner à la mort, et dans lequel s’encadrent encore, sous nos yeux, quelques-unes des traces ou des reliques les plus fugitives de la vie, depuis le chasse-mouches de Thotmès, trouvé dans son cercueil, jusqu’au sourire d’Aménophis. ”
“ RACES CONNUES DES ÉGYPTIENS PARE. LEFÉBURE Aucune nation ne remonte aussi loin que l’Égypte dans le passé : nous ne saurions, par conséquent, attacher trop d’importance à ce qu’elle nous apprend sur nous-mêmes, c’est-à-dire sur l’ancienneté, la filiation ou la parenté des grandes races historiques. Jusqu’à l’avénement de l’Assyrie et de la Grèce, elle a été comme le centre involontaire du monde civilisé, attirant toutes les curiosités et toutes les cupidités qui venaient lui ravir, chez elle, la jouissance de ses richesses ou la connaissance de ses secrets. ”
