Giuseppe Verdi,
Aïda
(1876)
“ Tout fuit, vaine fumée, Au souffle du vainqueur. Le prix de la victoire Est prêt à ton retour. A qui sourit la gloire Bientôt sourit l’amour. AMN Viens ! que j’entende encore Le doux son de ton voix. [Danses des petits esclaves maures] Mais silence ! Aïda s’avance ; la voilà. Les siens ont succombé ; sa douleur m’est sacrée. [sur un signe d’Amneris, les esclaves s’éloignent] A son aspect un doute affreux m’a déchirée !... [l’observant] Ce mystère fatal bientôt s’éclaircira. Amneris — Aida. AMN [à Aïda] La fortune te traite en ennemie. Pauvre Aïda ! ”
