Résumé

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale. — Jeanne d’Arc à l’Opéra…

Après quelques mesures empreintes d’ineffable douleur et sur lesquelles entre Aïda, le duo s’engage : d’abord un andante doux, tendre, pathétique, puis l’adieu suprême, l’extase amoureuse dans la mort : O terra addio, addio valle di pianto ! Une mélodie céleste, je ne sais quoi d’ailé, de pur, le sillon lumineux d’une âme s’envolant vers l’infini, car cette partition tonnante et fulgurante, cette œuvre grosse de toutes les tempêtes de l’instrumentation moderne, finit par un soupir d’amour.
Source : Wikisource

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale. — Jeanne d’Arc à l’Opéra…

L’histoire s’impose à vous malgré l’auteur, une Jeanne d’Arc simplement militante et triomphante ne sera jamais qu’une figure incomplète ; une scène et la plus admirable, manque à la trilogie, un volet au triptyque. Vierge, héroïne et martyre, nous dit l’histoire, comme s’il fallait que cette gloire si pure eût son châtiment et fût expiée à l’égal d’un crime.
Source : Wikisource

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Revue musicale. — Jeanne d’Arc à l’Opéra…

Comme l’Isis égyptienne dont elle s’inspire, cette musique a ses voiles qu’il faut savoir soulever, et alors que de beautés d’ordre purement technique, de merveilles vous découvrez qui vous avaient échappé, saisi que vous fûtes d’abord par l’ivresse de ces mélodies, l’impulsion de ces rhythmes, irrésistibles courans dramatiques qui se croisent à l’extérieur ! N’allons pas croire cependant que tout le monde soit content. L’homme est un animal fort bizarre et généralement grand ennemi de ses plaisirs. Personne n’ignore dans quel discrédit était tombé naguère l’ancien opéra italien.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature