Résumé

Paul Scudo Revue Musicale. — La Rose de Florence…

Admirateur sincère de tout ce qui est véritablement beau, nous sommes de l’école du bon Dieu, qui a créé le ciel et la terre et qui a suscité tant de génies divers en Italie, en Allemagne, en France, en Espagne comme en Angleterre. Nous avons toujours reconnu à M. Verdi certaines qualités dont la première de toutes est la passion ; mais la passion sans l’art qui la féconde, sans le style qui en relève les accens et en tempère la manifestation, ne produit que des déclamateurs. Ne craignons pas de nous répéter, M. Verdi est un musicien de décadence.
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Paul Scudo Revue Musicale. — La Rose de Florence…

Il manque à son talent ce qui manque à sa physionomie enfantine, l’expression. Lorsqu’elle aura achevé de débiter les bonnes leçons qu’elle a reçues de ses maîtres, il est à croire que Mlle Moreau-Sainti donnera à ses gestes et à ses accens une signification dont elle n’a pas aujourd’hui conscience. Ce n’en est pas moins une bonne acquisition pour l’Opéra que Mlle Moreau-Sainti, car, en la voyant si docile aux préceptes de ses maîtres, on a tout lieu d’espérer qu’elle ne sera pas moins obéissante à la voix de la nature, quand celle-ci parlera.
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Paul Scudo Revue Musicale. — La Rose de Florence…

Ceux qui se demandent avec ironie quelle est la différence qui existe entre le drame moderne et la tragédie antique ; qui sont encore à comprendre quelle incommensurable distance sépare une Lucrèce Borgia, comme l’a peinte M. Victor Hugo, de la Pauline de Corneille, de la Didon de Virgile ou de l’Andromaque d’Homère, ceux-là peuvent aller s’édifier à l’Opéra, et Mme Borghi-Mamo, toute proportion gardée entre des choses si dissemblables, leur donnera une idée de ce qu’entend la critique par l’expression de l’idéal.
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