Résumé

P. Scudo Revue musicale - 1er février 1858

Malgré tout ce qu’affirment les beaux esprits sur l’immense supériorité de notre siècle, je suis disposé à croire, avec le bonhomme Géronte, que nous avons le cœur juste à la même place où l’avait notre père Adam, et que l’art musical a des exigences qui veulent être respectées. Ce n’est pas à M. Gounod que j’apprendrai que la musique est avant tout une langue de sentiment ; qu’elle est une peinture libre de l’imagination, sans qu’aucun type extérieur l’oblige à une imitation matérielle trop prolongée.
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P. Scudo Revue musicale - 1er février 1858

Ce que peut la musique dans ce genre d’onomatopées qui ravit les vaudevillistes est si peu de chose, si puéril, que ce n’est pas la peine d’en parler. Pour un ou deux effets sublimes qu’on trouve dans la Symphonie Pastorale de Beethoven, il y a dans les œuvres des compositeurs médiocres une foule de coucous, de cailles et de merles mal embouchés, indignes de la peine qu’on s’est donnée pour imiter leur ramage ridicule.
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P. Scudo Revue musicale - 1er février 1858

Voilà quels sont les vrais miracles de l’art, non pas de reproduire les tristes vicissitudes de la vie, mais d’élever l’esprit et le cœur à ce printemps éternel dont nous avons un pressentiment qui ne peut faillir. Pendant que l’Italie voyait s’accomplir les grands événemens politiques de 1813, Rossini faisait rire les Vénitiens de ce rire bienheureux que ne connaissent pas les autres peuples de l’Europe. Stendhal a très bien, apprécié ce côté délicat du génie des Vénitiens et de la musique de l’Italiana in Algieri.
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