F. de Lagenevais

F. de Lagenevais

Résumé

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais,  Revue musicale, avril 1865

“ Au théâtre comme au concert, comme dans un salon, nous prétendons que la musique soit de la musique. Notre siècle, en vieillissant, s’il a perdu beaucoup d’illusions, a trop pris d’expérience et de sens critique pour continuer à se laisser berner par des grimaces.
Le style est aujourd’hui ce qui le charme. Si vous voulez qu’il s’amuse à la bagatelle, faites que la bagatelle soit de Beethoven. Donnez-lui l’Invitation à la valse de Weber, la Marche à quatre mains de Schubert, les Lieder sans paroles de Mendelssohn, les Scènes enfantines de Schumann.
”
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Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais,  Revue musicale, avril 1865

“ Rossini, Bellini, Donizetti, Verdi, il semble qu’à chacun de ces noms l’échelle descende d’un degré. Rossini crée et fait époque ; avec moins de circonférence et plus de maniérisme, Bellini crée encore, reste Italien ; mais à Donizetti s’ouvre l’ère de la décadence éclectique. On sent, ici qu’il ne s’agit plus ni d’un dieu ni d’un demi-dieu. L’habileté remplace le génie, le savoir-faire tient lieu des dons naturels. ”
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Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais,  Revue musicale, avril 1865

“ « Le monde appartenait aux extrêmes, à la mort et au plaisir ; les circonstances le voulaient ainsi. Accablées, abruties par les horreurs de la guerre, familiarisées avec tous les désespoirs, les générations se précipitèrent à corps perdu dans la jouissance. Le théâtre devint une sorte de lanterne magique où le spectateur à bout d’émotions ne chercha plus que des fantasmagories musicales ou littéraires ! » Weber en fut pour sa colère et ses satires. L’heure de l’Allemagne et de ses maîtres n’avait pas sonné. L’Italie, musicalement, asservissait le monde. ”
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