Résumé

P. Scudo Donizetti et l’école italienne depuis Rossini

Entre les mains des successeurs de Rossini, l’art musical s’est évidemment abaissé, l’expression dramatique s’est appauvrie et a pris l’exagération et la monotonie du mélodrame. L’opéra italien n’est plus aujourd’hui qu’un tableau de genre.
C’est dans ce milieu que s’est produit Donizetti. Musicien plus habile, plus vigoureux, mais moins original que Bellini, talent plus fécond et plus varié que Mercadante et M. Verdi, supérieur à Pacini et à tant d’autres compositeurs de cet ordre, Donizetti doit occuper le premier rang après le rang suprême, qui appartient au génie.
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P. Scudo Donizetti et l’école italienne depuis Rossini

L'ECOLE ITALIENNE DEPUIS ROSSINI.
L’art musical et l’Italie ont fait, il y a trois mois, une perte douloureuse : Donizetti est mort à Bergame. L’auteur d’Anna Bolena, de Lucia di Lamermoor, de la Favorite, de l’Elessire d’amore, de Don Pasquale et de tant d’autres partitions légères et charmantes qui ont été traduites dans toutes les langues et chantées sur tous les théâtres de l’Europe, s’est endormi épuisé par le travail, consumé par la fièvre des poètes, et peut-être aussi par l’ahus des plaisirs, dans la force de l’âge et dans la plénitude de son talent.
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P. Scudo Donizetti et l’école italienne depuis Rossini

Lucia di Lamermoor est incontestablement le chef-d’œuvre de Donizetti. C’est la partition la mieux conçue et la mieux écrite qu’il nous ait laissée, celle où il y a le plus d’unité, et qui renferme les plus heureuses inspirations de son cœur. Chaque morceau en est ravissant et parfaitement en situation. L’introduction, dans laquelle se dessine le caractère vigoureux d’Asthon, est d’un bon style et tout-à-fait en harmonie avec le drame lugubre et tendre qui va se dérouler. Le duo entre Lucie et son amant Edgard est plein de passion, surtout l’allegro, qui est devenu populaire.
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