Résumé

W.,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’est pas donné à tous de s’appeler Raphaël, Mozart ou Rossini ; au-dessous de la sphère où planent ces trois noms lumineux, croissent encore de belles fleurs de gloire qui se laissent cueillir, pourvu qu’on soit Léopold Robert ou Donizetti.
Je le répète, Faliero est l’œuvre d’un homme d’un talent incontestable ; l’instrumentation est faite avec soin, toujours nette et limpide, et d’une telle transparence, qu’on voit rouler la mélodie au fond.
”
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W.,  Revue des Deux Mondes

“ Reviens, il mio tesoro, et je te donnerai les applaudissemens de la foule, et, ce qui vaut mieux, la conscience d’avoir bien mérité de l’art en chantant de céleste musique ; et toi, reprendrait celle du Mariage secret ; toi, Lablache, dont j’ai soutenu les pas incertains, pourquoi laisses-tu la manière simple et vraiment belle que je t’avais donnée autrefois, quand tu portais l’habit de velours écarlate du bonhomme Géronimo, pour te jeter dans des effets vulgaires, dans de brutales intonations, dignes tout au plus de l’ancien opéra français ? ”
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W.,  Revue des Deux Mondes

“ Le musicien, comme le poète, donne sa pensée à la foule, qui n’a point à s’occuper de sa personne. C’est sur l’œuvre seule qu’agissent les applaudissemens ou les improbations. Si le poète sort du sanctuaire mystérieux, s’il monte sur la scène, il perd son inviolabilité sainte, et rien ne distingue plus alors la pensée du corps qu’elle a pris pour se manifester, le poète qui crée de l’acteur qui traduit. Chaque soir, le succès des Puritains est immense, et cet opéra nouveau fera la fortune du Théâtre-Italien, sinon la gloire de M. Bellini. ”
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