Arthur Pougin

Arthur Pougin

Résumé

Portrait de Arthur Pougin Arthur Pougin Bellini, sa vie, ses oeuvres (1868)

Son meilleur travail eût été certainement celui qu'il entreprit un jour, à l'imitation de Rossini, et qui consistait à mettre en partition les quatuors d'Haydn et de Mozart; travail pénible, à la vérité, si l'on n'en considère que le côté purement mécanique, mais qui donne à un élève attentif l'occasion de remarquer avec fruit, et mieux qu'il ne le ferait après dix auditions, successives, les beautés de style et de facture et l'admirable correction des grands maîtres. Malheureusement, Bellini n'eut pas le courage d'accomplir la tâche qu'il s'était imposée, et qu'il abandonna à peine commencée.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Pougin Arthur Pougin Bellini, sa vie, ses oeuvres (1868)

Nature fine et délicate, dit-il, génie mélodique plus tendre que fort et plus ému que varié, Bellini échappe à l'influence de Rossini, et s'inspire directement des maîtres du dix-huitième siècle. Il procède particulièrement de Paisiello, dont il a la suavité et dont il aime à reproduire la mélopée pleine de langueur. Cette affinité est surtout frappante dans la Sonnambula, la partition qui exprime le mieux la personnalité du jeune maestro, et qu'on dirait être la fille de la Nina encore tout émue de la douleur maternelle.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Pougin Arthur Pougin Bellini, sa vie, ses oeuvres (1868)

La Sonnambula est une idylle amoureuse, la partition des Puritains une élégie, Norma un hymne, et quel hymne! tous les éléments de l'amour semblent s'y être donné rendez-vous : la volupté tendre et le délire, la joie et l'enivrement, le repentir et l'immolation ! Chaque mesure, chaque note de cette musique respire l'amour, un amour ardent, passionné, sublime, et qui va se résoudre dans un dés espoir infini.
Source : Gallica

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