Louis Quicherat, Adolphe Nourrit, sa vie, son talent… (1867)
“ Non, Nourrit lui-même n'a jamais été si poétique, si saisissant qu'il est aujourd'hui ; il sait les derniers secrets de l'art, et chez lui la plus riche organisation sensitive est servie par toutes les perfections de l'intelligence et du savoir. En Nourrit la musique n'est plus la science des sons, la combinaison des effets mélodiques, le système du rhythme et de la note : c'est une langue divine qu'il parle, ce sont des accents, c'est une voix vivante, c'est l'émotion elle-même ; vous ne sentez ni les efforts du chanteur ni le travail du rôle : il crée, il ne traduit point. ”
