Auguste Laget

Résumé

Auguste Laget Le chant et les chanteurs (1874)

Mais ce que nous pardonnons le moins aux compositeurs modernes, c'est la contexture de leurs operas. Nous ne pouvons dire ce que nous souffrons en entendant des chanteurs dont la gorge se resserre a mesure qu'ils avancent dans leur role, et qui, pour prix de leurs efforts douloureux, ne recoltent souvent que des murmures de mecontentement, tandis que les maestri, auteurs de leurs souffrances, sont portes aux nues par les partisans du nouveau. En verite, il y a des compositeurs que l'on devrait condamner a chanter leur musique.
Source : Gallica

Auguste Laget Le chant et les chanteurs (1874)

« Je saurai bien vous empêcher de dormir, » dit-il. Et il mit la grosse caisse partout, et des cymbales et le triangle, et les trombones et l'ophicléide par paquets d'accords, et, frappant à tour de bras sur des rhythmes précipités, il fit jaillir de l'orchestre de tels éclairs de sonorité, sinon d'harmonie, de tels coups de foudre, que le public, se frottant les yeux, se plut à ce nouveau genre d'émotions plus vives, sinon plus musicales que celles qu'il avait ressenties jusqu'alors.
Source : Gallica

Auguste Laget Le chant et les chanteurs (1874)

Enfin, dans son livre intitulé les Grotesques de la musique, Berlioz dit :
« Les musiciens de style emploient peu le trille. On commence à reconnaître la laideur de cet effet de voix humaine. Il est déjà si ridicule qu'un chanteur a l'air de commettre une action honteuse en le produisant. On en rougit pour lui. »
Qui sait? demain peut-être, — quoi qu'en ait dit l'éminent critique, — le trille redeviendra à la mode. Autrefois la Pasta soulevait toute une salle avec un trille à inflexions.
Source : Gallica

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