Résumé

Stéphen de La Madeleine Physiologie du chant, par Stéphen de la Madelaine… (1840)

C'en est assez : le joueur de contredanse et le chanteur de romance seront des professeurs de chant. Ils ont de nombreux amis qui les recommanderont, qui les introduiront partout ; voilà tout ce qu'il faut ; une leçon de chant s'obtient comme une place ou toute autre bonne chose.
Tant pis pour l'élève ou pour la place ; le protégé est casé, on lui a donné du pain, l'humanité est satisfaite. Quant aux heureuses dispositions que l'ignorance
du maître étouffe impitoyablement, elles s'étiolent au grand préjudice de l'art et s'en retournent où vont les génies méconnus et les vocations manquées.
Source : Gallica

Stéphen de La Madeleine Physiologie du chant, par Stéphen de la Madelaine… (1840)

Non pas, s'il vous plaît; ces grandes fêtes musicales sont instituées en l'honneur du peuple qui, dans ce pays-là, goûte la musique et l'analyse mille fois mieux que le plus fort de nos dandys musiciens de Paris.
En Allemagne, voyez-vous, le peuple, c'est-à-dire la population tout entière, juge l'œuvre d'un maître et la comprend, lors même que son exécution serait loin d'être satisfaisante. Entre le compositeur et son public, l'intermédiaire de l'audition est toujours sûr; car les Allemands savent bien faire la part de chacun, et celle du génie est toujours la première et la meilleure.
Source : Gallica

Stéphen de La Madeleine Physiologie du chant, par Stéphen de la Madelaine… (1840)

Il faut bien en convenir, la musique, en même temps qu'elle pénètre plus avant dans les mœurs et dans les habitudes plébéiennes, perd chaque jour de son pouvoir, et se dépouille de son caractère de noblesse ou d'élégance pour se prêter aux ignobles vues des industriels qui se font directeurs de spectacles ou de concerts: la musique n'est plus un art, c'est un métier.
Source : Gallica

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