Résumé

Gustave Bertrand De la réforme des études du chant au Conservatoire (1871)

L'homogénéité en matière de chant doit surtout résider dans le choix sévère des exercices, des vocalises et des œuvres lyriques destinés obligatoirement aux études. Que les élèves travaillent toujours sur de belle et bonne musique, qu'ils s'appliquent à la comprendre, qu'il leur soit surtout interdit de la dénaturer, et ils acquerront à coup sûr le mécanisme, le goût et le style, ces trois qualités si rares chez les chanteurs du jour.
Source : Gallica

Gustave Bertrand De la réforme des études du chant au Conservatoire (1871)

Si l'on veut dire que la pratique seule peut donner à l'artiste l'assurance, le naturel et la vie dans le talent, rien de plus incontestable. Ce qu'il apprendra en pratiquant, les meilleurs professeurs ne le lui auraient pas enseigné; mais, entendez bien ceci, il n'acquerra jamais devant le public ce que l'école avait mission et aura négligé de lui enseigner : si sa voix est mal posée, elle restera telle et se cassera vite; s'il ne sait pas phraser correctement, il restera toujours incorrect : il fera des effets peut-être, mais il n'aura pas de style
Source : Gallica

Gustave Bertrand De la réforme des études du chant au Conservatoire (1871)

D'autre part, s'il excelle également aux études de style et aux études de chant mis en scène, j'admets qu'on lui donne deux classes, tout comme on pourrait confier, par exemple, à un autre, la vocalisation et le style. Mais qu'on ne se croie jamais obligé de confier tout l'enseignement complet à un maître qui sera connu, la plupart du temps, pour n'exceller que dans telles parties, — enfin et par-dessus tout, que l'élève soit bien l'élève de l'école.
Source : Gallica

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