Résumé

Alexandre Boudin La question musicale à Boulogne-sur-Mer… (1867)

On les convie à l'ornement, à l'exploitation d'une ville de luxe, c'est plus qu'il ne faut pour fausser leur caractère. Au lieu de notions d'esthétique qu'il leur faudrait, ils ne recueillent à l'école que des notions d'industrialisme. On y diminue leur souffle, on les livre étiques à l'interprétation du beau ; ils entrent dans la circulation comme la monnaie de billon, vernis, mais sonnant faux. L'on s'en peut servir pour la fraude des idées, — et l'on n'y manque pas. En fait, ils ne sont bons qu'à amuser les oisifs.
Source : Gallica

Alexandre Boudin La question musicale à Boulogne-sur-Mer… (1867)

Mettons nos enfants à l'école communale de musique ; l'art musical est d'un excellent rapport à Boulogne, le métier de professeur est lucratif ; si le bon Dieu veut que nos enfants aient des aptitudes musicales, nous en ferons quelque chose. Et l'on pousse la marmaille sur les bancs des classes de solfège, et l'on martèle à froid les jeunes intelligences pour en faire des musiciens, et l'on corrige d'importance les récalcitrants. Voilà comment le public entend l'école.—Pourquoi montre-t-on moins de sollicitude pour l'enseignement du dessin ?
Source : Gallica

Alexandre Boudin La question musicale à Boulogne-sur-Mer… (1867)

L'intérêt concret des personnes a subit un échec au profit de l'intérêt abstrait de la société. Des institutions sans nombre, inspirées de l'idée sociale, ont remué les provinces, sans que nous nous en doutions, et jusque dans les plus petits centres, autrefois ravagés par l'esprit de secte, de coterie, par l'esprit de village, l'on voit s'élever tous les jours des hommes de tolérance, au langage humain, à la voix grave, qui parlent sans hésitation de dévouement à la force égoïste et de libéralisme au monde armé du pouvoir.
Source : Gallica

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