Pier-Angelo Fiorentino, Les grands guignols. Série 1 (1870-1872)
“ Elle s'est avancée d'un pas ferme et vif et sans autre émotion qu'une fiévreuse impatience d'aborder ce public tant redouté, de l'attaquer de front et de le dompter. La vie, la passion, la force et la séve exubérante d'un sang généreux débordaient par tous les pores de la jeune et belle artiste; son regard jetait feu et flamme, et l'on a pu bientôt se convaincre qu'au service de cette âme ardente, de cette énergie, de cette fougue irrésistible, la nature avait mis la voix la plus dramatique, la plus étendue, la plus admirablement timbrée qu'on ait jamais entendue au théâtre. ”
