W.

Élements biographiques

W.,  Revue des Deux Mondes

“ Le musicien, comme le poète, donne sa pensée à la foule, qui n’a point à s’occuper de sa personne. C’est sur l’œuvre seule qu’agissent les applaudissemens ou les improbations. Si le poète sort du sanctuaire mystérieux, s’il monte sur la scène, il perd son inviolabilité sainte, et rien ne distingue plus alors la pensée du corps qu’elle a pris pour se manifester, le poète qui crée de l’acteur qui traduit. Chaque soir, le succès des Puritains est immense, et cet opéra nouveau fera la fortune du Théâtre-Italien, sinon la gloire de M. Bellini. ”
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W.,  Revue des Deux Mondes

“ Nous savions, nous, que Rubini était aujourd’hui le plus grand tragédien de notre temps, comme il en est le plus divin chanteur ; à la représentation de Faliero, le public a confirmé notre jugement de la plus éclatante façon. L’expression de Rubini est toujours naturelle et profonde. Il ne fait aucun geste, lui ; ses yeux ne roulent pas dans leur orbite, ses mains ne se tordent point en de folles convulsions, et pourtant il fait ce que nul autre que lui ne sait faire : il émeut et ravit, et les applaudissemens éclatent en vous bien avant que vos mains ne les lui transmettent. ”
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W.,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’est pas donné à tous de s’appeler Raphaël, Mozart ou Rossini ; au-dessous de la sphère où planent ces trois noms lumineux, croissent encore de belles fleurs de gloire qui se laissent cueillir, pourvu qu’on soit Léopold Robert ou Donizetti.
Je le répète, Faliero est l’œuvre d’un homme d’un talent incontestable ; l’instrumentation est faite avec soin, toujours nette et limpide, et d’une telle transparence, qu’on voit rouler la mélodie au fond.
”
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