Résumé

W. Saint-Privat, le Point-du-Jour… (1886)

Le colonel Robert, ex-professeur de tactique d'infanterie à l'École de guerre, dans son ouvrage : Tactique des grandes unités, fait très bien ressortir la différence nécessaire entre l'offensive et la défensive pour le dispositif des troupes et des réserves.
Dans l'offensive, les réserves doivent être à une distance suffisante pour ne pas être trop exposées, au début de l'action. Dans la défensive, au contraire, elles peuvent être, dès le début, en face des points faibles de la défense. Dans l'offensive, elles doivent être nombreuses et échelonnées en profondeur
Source : Gallica

W. Saint-Privat, le Point-du-Jour… (1886)

Elles s'arrêtèrent au moment précis où leurs lignes de mire dirigées sur le Point-du-Jour rasaient le sommet des arbres du bois de la Mance. Il est certain que cette position ainsi que la mise en batterie avaient dû être étudiées d'avance. La vue des pièces nous était dérobée; quoique à bonne portée de nos chassepots, nous ne pouvions tirer qu'au jugé ; la fumée seule nous indiquait approximativement l'emplacement de chaque pièce. Pour les mêmes raisons, l'artillerie ennemie ne
SAINT-PRIVAT. LE POINT-DU-JOUR
pouvait ni voir ni atteindre nos tirailleurs, pas plus que leurs réserves.
Source : Gallica

W. Saint-Privat, le Point-du-Jour… (1886)

Des expériences nombreuses ont été faites dans tous les pays, je ne crois pas à l'efficacité de ces feux indirects, tandis que je crois à un effet réel à la longue, des balles perdues des tirailleurs sur des réserves trop concentrées, trop rapprochées, quoique ces balles ne leur soient pas destinées. Mais delà à l'application des feux indirects réglementés, pour un champ de bataille, il y a loin.
Il est impossible de ne pas laisser quelque chose à l'imprévu.
Source : Gallica

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