Comte de Villebois-Mareuil

Résumé

Comte de Villebois-Mareuil Revue des Deux Mondes

Dans les questions d’organisation militaire, l’essentiel n’est pas de voir grand, mais de voir juste. Et ce n’est pas voir juste que d’engager de lourdes dépenses sans compter, avec la quasi-certitude de ne pouvoir les soutenir, ou — s’y étant aventurés et pour ne pas battre en retraite trop précipitamment — avec la désastreuse obligation de sacrifier l’entretien des forces vives de l’armée aux passagères expériences d’un intérêt secondaire.
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En exigeant des autres, nés en pleine crise de mobilisation, qu’ils affrontent le premier choc comme les formations permanentes, elle les jette en pâture à la guerre, avant qu’ils aient appris à se sentir les coudes, qu’ils se soient solidarisés dans cet esprit de corps, sans lequel toute troupe, si matériellement constituée qu’on la suppose, reste un assemblage inerte, sans résolution et sans résistance, une forme sans âme.
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Ce ne sont donc plus de simples noyaux pour la mobilisation de nouvelles formations, mais des troupes ayant une solide cohésion aptes à tous les services de guerre. « L’armée de campagne de première ligne, dit-il, celle qui est appelée à livrer les batailles est et doit être l’armée du pied de paix mobilisée. Chaque bataillon forme une véritable troupe d’élite apte à tous les services de guerre. Les formations de réserve et les formations nouvelles ne sont pas des troupes d’élite, et j’estime qu’il serait dangereux de les lancer en première ligne dès le début d’une guerre. »
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