Résumé

Capitaine Coipel Le recrutement des indigènes d'Algérie (1910)

Dans une guerre, les unités de tirailleurs dont nous disposerions, sous le régime de la conscription, seraient celles formées dès le temps de paix.
Aucun militaire ne contestera qu'un bataillon de vieux soldats vaut mieux en campagne que deux et, dans certaines occasions, que plusieurs bataillons de jeunes troupes. Ceci est encore plus vrai pour les corps formés d'Arabes. Les indigènes d'Algérie sont de grands enfants qui ont des qualités remarquables, mais aussi d'énormes défauts.
Source : Gallica

Capitaine Coipel Le recrutement des indigènes d'Algérie (1910)

Les difficultés ne pourraient se présenter que dans le recrutement d'un pareil effectif.
Un moyen semble tout indiqué pour augmenter le nombre de nos unités indigènes. Pendant que nous tenons nos rengagés, gardons-les plus longtemps, imposons une durée plus longue de service, comme condition d'une pension de retraite. Sous le régime actuel, après douze ans, le tirailleur retraité a une pension insignifiante : 144 francs par an. C'est un malheureux dont le dénûment discrédite l'état militaire dans sa tribu.
Source : Gallica

Capitaine Coipel Le recrutement des indigènes d'Algérie (1910)

Si par hasard certains escadrons de spahis ont pu avoir des défaillances, par contre il en est d'autres, le 2e spahis notamment, dont la conduite, en garnison comme en campagne, prouve que l'élément indigène conserve toute sa valeur, aussi bien à cheval qu'à pied. Les différences constatées tiennent à l'encadrement. Si nos camarades de la cavalerie recherchent peu les régiments de spahis, où ils ne trouvent pas à satisfaire leur goût du cheval, il serait possible d'utiliser, dans une certaine mesure, l'excellent cadre des Affaires indigènes.
Source : Gallica

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