Résumé

A. Raspail Étude sur le service militaire obligatoire des indigènes en Algérie… (1910)

Nous avons, en Algérie, 19,000 indigènes sous les armes, sur un effectif total de 54,000 hommes, soit environ 1 indigène pour 2 Européens. Dans toutes nos autres colonies, nous entretenons, au contraire, 2 soldats indigènes pour 1 soldat européen. Ne pouvons-nous pas faire de même en Algérie? Non, disent les colons, et ils parlent de suite de massacres. Ils disent aussi : « Pourquoi instruire tant d'indigènes ? Quand vous leur aurez appris le maniement des armes perfectionnées, ils s'en serviront contre nous. »
Source : Gallica

A. Raspail Étude sur le service militaire obligatoire des indigènes en Algérie… (1910)

Ce serait une erreur de croire que nos officiers indigènes actuels proviennent de grandes familles arabes. Dans l'infanterie surtout, les officiers de grande tente, instruits, véritablement considérés comme des chefs par les Arabes sous leurs ordres, sont une infime minorité.' En effet, quand un indigène parlant à peu près le français est nommé sergent de bonne heure, qu'il fait bien son service, il n'y a plus comme satisfaction à lui accorder qu'à le nommer officier indigène, sous-lieutenant.
Source : Gallica

A. Raspail Étude sur le service militaire obligatoire des indigènes en Algérie… (1910)

Je crois complètement inutile d'astreindre le réserviste à des périodes d'instruction. Dans son passage au régiment il se sera discipliné, acquérant ainsi la qualité qui lui manquait le plus au point de vue militaire. Cette habitude d'obéir au gradé et à l'officier français ne se perdra pas, et nous retrouverons au moment du besoin le soldat endurant, robuste et discipliné, tel qu'il était au moment du retour dans ses foyers.
Il serait, je crois, facile de donner à cette institution des réserves une certaine popularité chez les indigènes.
Source : Gallica

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