Résumé

Louis Boucher La Colonisation de Philippeville à Constantine (1886)

Le Col des Oliviers est la station qui précède immédiatement le tunnel des Thoumyettes, traversant un des chaînons du Djebel Absid El Aïcha. Le long de la voie, de nombreux eucalyptus, l'arbre providentiel de l'Algérie, des plantations de maïs dont le feuillage vert est parsemé çà et là par les burnous blancs des Arabes. Au loin sur la route poudreuse, accourent des pâtres indigènes, montés sur de petits chevaux qu'ils excitent continuellement et conduisant, avec une habileté extraordinaire, des troupeaux de moutons.
Source : Gallica

Louis Boucher La Colonisation de Philippeville à Constantine (1886)

Une belle rue, avec des arcades, permettant la circulation par la plus forte chaleur du jour, s'étend d'un bout à l'autre de la cité dans laquelle on n'a ménagé ni l'air ni l'espace. Il n'est guère de ville du Midi dont l'aspect soit plus coquet que celle-ci ; à droite et à gauche, de vastes magasins vous donneraient cette illusion que l'on n'a point quitté la France, si à chaque instant la présence des indigènes ne vous la faisait perdre.
Source : Gallica

Louis Boucher La Colonisation de Philippeville à Constantine (1886)

D'abord une traversée de trente-six heures n'est pas absolument insignifiante, il y a toujours, même pour les plus vaillants, une légère inquiétude sur la façon dont on supportera ce trajet, et puis, les souvenirs classiques aidant, on évoque volontiers les drames historiques lointains, qui se rattachent à cette terre d'Afrique et que, dans notre amour-propre patriotique, nous aimons à comparer avec les brillants épisodes d'une conquête tenant une si large place parmi nos gloires nationales.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature