Résumé

A. A. Revue des Deux Mondes tome 96, 1889

La cavalerie couvre, découvre, combat. Les services d’exploration et de sûreté sont les préliminaires, le combat est la conclusion ; ils sont permanens, continus, il est intermittent et bref ; ils réclament des efforts disséminés et quasi-individuels, il exige l’emploi de toutes les forces réunies, l’action d’ensemble. Toute l’éducation de la cavalerie repose sur ces deux manifestations distinctes. Elle doit former à la fois un éclaireur et un combattant ; un homme isolé qui apportera son intelligence dans l’exploration, un homme du rang qui apportera son sabre dans la mêlée.
Source : Wikisource

A. A. Revue des Deux Mondes tome 96, 1889

C’est parce que cette distinction capitale n’a pas toujours été observée qu’on a vu parfois des manœuvres s’abaisser aux proportions des exercices du Champ de Mars et ne produire, à la place d’un bénéfice solide et durable, qu’un enseignement banal et purement spéculatif.
Un général qui se borne à être un évolutionneur, quelque érudit qu’il soit, n’est pas fait pour diriger la cavalerie. Il peut préparer l’instrument, il ne sait pas s’en servir ; il peut obtenir l’exécution merveilleuse de mouvemens compliqués ; il est incapable d’en faire jaillir l’étincelle utile, l’idée tactique.
Source : Wikisource

A. A. Revue des Deux Mondes tome 96, 1889

Rien n’impressionne comme le spectacle de cette forêt de pointes abaissées. En somme, par son aspect, par ses effets, c’est par excellence l’arme du choc. Mais après le choc ou après la menace, il y a mêlée. Dans ce corps à corps, la lance perd ses droits ; elle devient un outil médiocre, sinon embarrassant. La plupart du temps, d’ailleurs, cette mêlée prendra la forme d’une poursuite. Pourtant, il faut tout prévoir. Après avoir donné la lance au premier rang, qui menace ou défonce, qui prépare le succès, il faut laisser le sabre au second rang qui l’achève.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature