Joseph Germain Carrère

Résumé

Joseph Germain Carrère 1914-1918. Cavalerie. Faits vécus… (1920)

Sur les énormes fronts de la bataille d'aujourd'hui, la cavalerie n'est plus le « bolide » qui tente d'arrêter une offensive ou de poursuivre, ni la masse qui perce sur un point du front pour agir sur les derrières. La puissance actuelle des armes de jet est venue limiter son rôle et condamner la cavalerie à n'être plus que l'oeil qui éclaire, l'aiguillon qui parfois se fait sentir au défaut de l'armature, l'essaim qui, dans la poursuite, s'accroche et maintient le contact pour mieux orienter les coups à porter par les autres armes.
Source : Gallica

Joseph Germain Carrère 1914-1918. Cavalerie. Faits vécus… (1920)

Aussi, le. général Pétain, avec sa claire vision de toutes choses, jugea qu'il valait mieux, au lieu de sacrifier sa cavalerie pour un résultat qu'elle n'était pas certaine d'obtenir, faire appel à toutes ses escadrilles d'avions pour ralentir la marche inquiétante de l'ennemi. Accourues à tire d'aile de tout le front, avec des tonnes de mitraille, ces escadrilles les déversèrent sur le Boche affolé, désorganisèrent ses formations et arrêtèrent, pendant un temps suffisant, sa formidable poussée : l'avion venait d'ouvrir une nouvelle page dans les fastes de sa gloire.
Source : Gallica

Joseph Germain Carrère 1914-1918. Cavalerie. Faits vécus… (1920)

Dans le travail en troupe, assez de tourniquets sur des terrains dits de manœuvre, — le peloton à droite ou à gauche est utile pour discipliner le cavalier, comme le maniement d'armes l'est pour discipliner le fantassin, — mais pour former un cerveau, pour donner au cavalier confiance en soi-même et vénération envers son chef, il faut du travail à l'extérieur, l'étude de thèmes concrets en vue d'un but déterminé, dans un terrain supposé battu par les feux, c'est-à-dire en se rapprochant toujours des circonstances de guerre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature