Résumé

A. A. Revue des Deux Mondes tome 95, 1889

Moralement et tactiquement, il est le maître ; il a balayé les obstacles, il a brisé les liens ; il court librement à l’accomplissement de sa mission. Dès lors nous entrons dans une phase nouvelle. L’heureuse armée à laquelle appartient la cavalerie victorieuse, orientée désormais sur l’emplacement ou la direction des masses ennemies, s’ébranle et se porte à l’attaque. Jouissant d’une information large et sûre, du bénéfice inestimable de l’initiative, elle marche, aisée et clairvoyante, vers un adversaire immobile et aveugle. Elle va imposer la bataille ; l’ennemi va la subir.
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Seule elle peut arrêter dans leur élan les bandes victorieuses, opposer à leur poussée formidable une impulsion désespérée ; seule aussi, elle a des ailes pour aller au loin étrangler la ligne de retraite de l’ennemi qui s’écoule, puis, par ses menaces hardies sur les flancs, changer sa retraite en déroute.
Mais avant, pendant ou après la bataille comme dans l’exploration stratégique, l’action d’ensemble, la tactique de masses s’impose si l’on veut obtenir de grands et décisifs résultats. En outre, le combat de cavalerie reste l’objectif principal et incessant.
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De ce fait, ils recueillirent, en quelques minutes, le fruit de longs efforts ; ils épargnèrent à leurs armées bien d’autres sacrifices. En regard de ces résultats positifs, a-t-on le droit d’invoquer la vaine philosophie des pertes et d’agiter à nos yeux le spectre de la mort ? Le philanthrope seul doit compter avec elle. Le soldat, par métier, est fait pour l’affronter. Et le cavalier mieux que tout autre, car si l’infanterie marche au danger, la cavalerie y court [15] . L’infanterie, l’artillerie, au même degré que nous, sont menacées par la puissance croissante du feu.
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