Résumé

Conduite des grandes unités : service des armées en campagne (1914)

Alors que la bataille générale est dirigée en vue d'obtenir des résultats stratégiques décisifs sur l'ensemble du théâtre d'opérations, la bataille d'une armée opérant dans un groupe d'armées vise avant tout, comme les combats des corps d'armée, un succès tactique aussi complet et aussi-rapide que possible. Mais, dans une armée, l'importance des effectifs mis en œuvre et l'étendue considérable du front ne permettent pas d'arrêter, au dernier moment, le dispositif de bataille, ni de le modifier sensiblement au cours de l'action.
Source : Gallica

Conduite des grandes unités : service des armées en campagne (1914)

Un corps d'armée attaqué pendant son déploiement est en état d'infériorité marquée. Mais d'autre part un déploiement prématuré entraîne des pertes de temps considérables et enlève au chef toute liberté de manœuvre.
Le rôle d'une avant-garde prend toute son ampleur lorsqu'elle doit s'assurer, au delà d'un défilé, le débouché et le déploiement du corps d'armée formé en une seule colonne. Dans ce cas, il sera le plus souvent nécessaire de la constituer fortement ou de la renforcer par les premiers éléments du gros du corps d'armée.
Source : Gallica

Conduite des grandes unités : service des armées en campagne (1914)

A partir du moment où les armées sont en état de pourvoir elles-mêmes à leur sûreté, la couverture n'a plus de raison d'être.
Les places fortes et les systèmes fortifiés n'ont de valeur que dans la mesure où ils facilitent les opérations des armées de campagne. Tel est le principe fondamental qui justifie leur existence, plus spécialement au début de la guerre, où ils doivent servir d'appui à la couverture et l'aider à protéger la concentration des armées.
Source : Gallica

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