Arnaldo Bonaventura

Arnaldo Bonaventura

Verdi (1923)

Résumé

Portrait de Arnaldo Bonaventura Arnaldo Bonaventura Verdi (1923)

Je voudrais que le jeune artiste, lorsqu'il se met à composer, ne songeât jamais à être mélodiste, ni harmoniste, ni réaliste, ni idéaliste, ni toutes ces pédanteries que le diable emporte. La mélodie et l'harmonie ne doivent être que des moyens dans la main de l'artiste pour faire de la musique : et si un jour vient où l'on ne parlera plus ni de mélodie, ni d'harmonie, ni d'école italienne ou d'école allemande, ni du passé, ni de l'avenir, alors, peut-être, le règne de l'art commencera.
Source : Gallica

Portrait de Arnaldo Bonaventura Arnaldo Bonaventura Verdi (1923)

J'ai substitué un chœur et une romance d'Aïda à un autre chœur à quatre voix, travaillé en imitations, dans le genre de Palestrina, qui aurait pu me valoir un bravo des pédants et grâce auquel j'aurais pu prétendre (quoi qu'en pense Faccio) à une place de contrapuntiste dans un Lycée musical quelconque. Mais j'ai été saisi par des scrupules sur la manière de Palestrina, sur l'harmonie, sur la musique égyptienne... Enfin, tel est le destin : je ne serai jamais un savant en musique; je serai toujours un gâte-métier.
Source : Gallica

Portrait de Arnaldo Bonaventura Arnaldo Bonaventura Verdi (1923)

« Quand un tempérament passionné, violent, brutal même, quand un Verdi dote l'art d'une œuvre vivante et forte, pétrie d'or, de boue, de fiel et de sang, n'allons pas lui dire froidement : « Mais, cher Monsieur, cela manque de goût, cela n'est pas distingué ! Est-ce que Michel-Ange, Homère, Dante, Shakespeare, Beethoven, Cervantès, et Rabelais sontdistingués? Nous faut-il donc du génie accommodé à la poudre de riz et à la pâte d'amandes douces ? »
A noter aussi que l'effusion et l'exubérance de sa musique ne conduisent jamais Verdi à des longueurs ou à des prolixités.
Source : Gallica

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