Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ La grande scène de Rigoletto et des courtisans ne vaut pas ces deux pages-là. La chanson du bouffon, où le rire cache les larmes, n’est que prétentieuse : c’est un δακρυόεν γελάσασα (dakruoen gelasasa) de mélodrame. La musique, d’ailleurs, exprime mal l’ironie, et nous ne nous souvenons pas qu’elle l’ait heureusement rendue, même dans le duo de Bertram et d’Alice. Mais comme elle rend ici l’explosion de la haine ! Voyez : nous critiquions M. Verdi, nous signalions dans son œuvre la trivialité, la pauvreté de l’harmonie et de l’orchestre, et tout à coup le souffle passe et nous emporte ! ”
