Bouvard

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Bouvard et Pécuchet

“ Bouvard et Pécuchet les emmenèrent.
En rentrant chez eux, ils trouvèrent au bas de l’escalier, sous la madone, Marcel à genoux, et qui priait avec ferveur. La tête renversée, les yeux demi-clos, et dilatant son bec-de-lièvre, il avait l’air d’un fakir en extase.
«Quelle brute! dit Bouvard.
—Pourquoi? Il assiste peut-être à des choses que tu lui jalouserais, si tu pouvais les voir. N’y a-t-il pas deux mondes tout à fait distincts? L’objet d’un raisonnement a moins de valeur que la manière de raisonner. Qu’importe la croyance! Le principal est de croire.»
”
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Bouvard et Pécuchet

“ Bouvard en démence, courait toujours. Le parapluie polybranches tomba, les pans de sa redingote s'envolaient, le havresac ballottait à son dos. C'était comme une tortue avec des ailes, qui aurait galopé parmi les roches; une plus grosse le cacha.
Pécuchet y parvint hors d'haleine, ne vit personne; puis retourna en arrière pour gagner les champs par une valleuse que Bouvard avait prise, sans doute.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Bouvard et Pécuchet (1881)

“ Le plus pressé, c'était le jardin.
Bouvard, en passant près de la charmille, découvrit sous les branches une dame en plâtre. Avec deux doigts, elle écartait sa jupe, les genoux pliés, la tête sur l'épaule, comme craignant d'être surprise. – « Ah ! pardon ! ne vous gênez pas ! » et cette plaisanterie les amusa tellement, que, vingt
fois par jour, pendant plus de trois semaines ils la répétèrent.
”
Source : Gallica

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