Philosophie hégélienne

Définition et enjeux

Émile Beaussire Antécédents de l'Hégélianisme dans la philosophie française… (1865)

Tout n'est pas réduit, dans notre pensée, à la mobilité du devenir ; mais il n'est pas une vérité qui soit entièrement fixe, et qui n'ait à se résoudre, à travers les développements de la science, dans une série de vérités toujours plus ou moins mélangées d'erreurs. Ainsi entendue, la dialectique hégélienne nous paraît aussi vraie que féconde.
Mais Hegel ne s'en est pas tenu à ce dogmatisme tempéré. Loin de tout réduire au relatif, il prétend, au contraire, tout ramener à l'absolu.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Tonnellé Alfred Tonnellé Fragments sur l'art et la philosophie… (1860)

L'abîme de la philosophie hégélienne, c'est qu'elle gâte et pervertit la mélancolie de deux façons.
D'abord Hégel la supprime : c'est-à-dire qu'il est content et satisfait de ce qui est ; qu'il n'en sent pas l'imperfection et la faiblesse, qu'il ne cherche pas au delà; qu'il n'a pas le sens et le désir de l'infini, qu'il le nie et proclame le réel idéal, le fini infini, l'imparfait parfait et l'homme Dieu. Il nie tout ordre supérieur comme un vain mot, et prend ce monde-ci pour l'absolu
Source : Gallica

Portrait de Saint-René Taillandier Saint-René Taillandier Revue des Deux Mondes

Le Système de la science est un résumé des principes et des résultats de la philosophie hégélienne telle que l’entend M. Rosenkranz. Or ce qu’on avait le plus sévèrement condamné jusqu’ici dans le système de Hegel a disparu de cette exposition habile. Le système de Hegel, qu’il nous soit permis de le rappeler en peu de mots, présente surtout trois grandes évolutions mystérieuses qui donnent le secret du monde entier. L’infini existe avec ses propriétés merveilleuses, mais il n’existe d’abord qu’en puissance, comme on dit dans le langage de l’école ; il n’a pas encore conscience de lui-même.
Source : Wikisource

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