Auguste Théodore Hilaire Barchou de Penhoën

Résumé

Auguste Théodore Hilaire Barchou de Penhoën Histoire de la philosophie allemande depuis Leïbnitz jusqu'à Hegel… (1836)

Il niait la puissance de la spéculation, tellement exaltée par Schelling ; il niait, jusqu'à un certain point, l'absolu, et ne voulait voir, dans la philosophie de l'idéal, que l'histoire du monde, dans la philosophie du réel, que l'histoire naturelle. Il posait en principe que la spéculation était tout à la fois dénuée de vérité et de beauté ; que l'absolu, une fois posé comme idéal ou comme réel, était par cela même anéanti en tant qu'absolu ; qu'une science de l'absolu et qu'une science absolue n'étaient qu'une illusion vide de réalité.
Source : Gallica

Auguste Théodore Hilaire Barchou de Penhoën Histoire de la philosophie allemande depuis Leïbnitz jusqu'à Hegel… (1836)

Grâce à une faculté merveilleuse à laquelle elle se confie, grâce à la faculté de l'intuition, excitée, aiguillonnée par la volonté, la philosophie nouvelle s'élève au dessus du monde phénoménal et apparent ; elle arrive à la compréhension des lois de l'univers ; elle descend dans l'intimité des essences, elle pénètre jusque dans les entrailles de l'être en soi, pour s'expliquer les formes multiples, les déguisemens variés que tour à tour il revêt ; elle sait voir le multiple dans l'unité, l'unité dans le multiple, afin de le concevoir, d'identifier à l'univers.
Source : Gallica

Auguste Théodore Hilaire Barchou de Penhoën Histoire de la philosophie allemande depuis Leïbnitz jusqu'à Hegel… (1836)

En tout et partout se retrouve, en effet, cette même force évolutive qui a produit et qui maintient l'univers, mais qui s'allie tantôt à tel degré du réel, tantôt à tel degré de l'idéal. C'est peu dire d'ailleurs : à celui qui a su s'élever jusqu'à la contemplation de l'identité absolue, a celui-là elle apparaît comme être inconditionnel, étant parce qu'elle est, non seulement comme cause créatrice de l'univers, mais comme l'univers lui-même ; car ce qui est n'est autre chose que l'absolue identité elle-même. L'univers est donc éternel, car l'univers est la forme de l'absolue identité.
Source : Gallica

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