Résumé

Portrait de Edmond Scherer Edmond Scherer Hegel et l’Hégélianisme

Cherchant l’unité de l’esprit et de la chose, il s’éleva à l’idée générale de substance, fit de la substance la réalité souveraine, et considéra la pensée, aussi bien que l’étendue, comme un attribut de la substance. En d’autres termes, la réalité a deux manières d’être, et la pensée est une de ces manières. Quant au caractère personnel de la pensée, quant à l’individualité, à la conscience, au moi, ce sont les formes finies de l’infini, une limite au-dessus de laquelle il faut savoir s’élever pour contempler l’ensemble dans sa totalité, l’univers dans son essence.
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Portrait de Edmond Scherer Edmond Scherer Hegel et l’Hégélianisme

Oui, il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que la philosophie ne saurait en expliquer, fût-ce la philosophie de l’absolu. Les questions restent debout devant nous, toujours aussi obscures et aussi menaçantes, et nous, pour les résoudre, nous avons l’espérance de moins et le découragement de plus. Hegel nous apportait l’infini dans une formule, mais l’infini qui se formule n’est pas l’infini. Il n’y a qu’un infini, celui de nos désirs et de nos aspirations, celui de nos besoins et de nos efforts, l’infini de la vérité, de la liberté, de la perfection.
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Portrait de Edmond Scherer Edmond Scherer Hegel et l’Hégélianisme

Mais quoi ! le mouvement même n’est pas un simple mouvement, c’est plutôt le passage incessant d’un état à un autre état, la transition éternelle. Ce qui est n’est pas proprement, mais est toujours en train de se faire ; l’être n’est autre chose que le devenir. L’absolu n’est donc pas une substance, il n’est pas une force, il n’est pas même une activité : il est un acte, un changement sans repos, une transformation sans fin, le progrès constant d’une réalité qui consiste dans la transition, même et dans le progrès.
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