Léon Ollé-Laprune

Résumé

Léon Ollé-Laprune La philosophie et le temps présent (1890)

Les plus grands artistes, ceux que l'on salue sans hésiter comme immortels, sont parmi les morts : on peut avancer cela sans choquer aucune admiration, sans blesser aucune gloire contemporaine, mais ce qui est bien à ce siècle-ci, c'est la philosophie de l'art. Nous nous faisons de l'art une très haute idée. Nous le nommons l'art, l'art tout court, l'écrivant volontiers avec une lettre maj uscule, et nous le regardons comme une des grandes formes de l'activité humaine. C'est une des puissances qui mènent le monde. L'Art prend place dans les premiers rangs, avec la Science, avec la Religion.
Source : Gallica

Léon Ollé-Laprune La philosophie et le temps présent (1890)

Platon avait bien vu le propre caractère de la philosophie, quand il avait dit que le philosophe s'attache à ce qui est, et le sophiste à ce qui n'est pas. Et Aristote avait bien parlé de la philosophie première en déclarant qu'elle est la science de l'être en tant qu'être. Et c'est parce que l'être est l'objet de la philosophie, que la philosophie est, dans l'ordre du vrai, et dans la sphère de « l'homme purement homme », le plus sérieux emploi et le plus noble produit de l'esprit.
Source : Gallica

Léon Ollé-Laprune La philosophie et le temps présent (1890)

Pourquoi l'École du moyen âge, qui ne suffit plus à tout et qui a fait son temps, ne servirait-elle pas à préparer, à constituer un jour une nouvelle École où s'abriterait, pendant des siècles peut-être, la pensée humaine?
C'est une chimère de rêver pour l'esprit une demeure définitive en ce monde, mais il lui faut des abris où il puisse faire halte. C'a été l'honneur de la philosophie scolastique de construire avec l'aristotélisme une de ces haltes, et de la faire de telle sorte que quelque chose de l'universel et idéal édifice s'y trouve réalisé.
Source : Gallica

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