Alain-Fournier,
Souvenirs concernant Jules Lagneau
(1925)
“ D’abord une connaissance qui ne se détourne jamais de l’objet. Secondement et par réflexion, le sentiment que l’esprit est ici dans son propre domaine, et qu’il n’y a point du tout cette pellicule à projections entre l’objet et nous, mais que l’idée au contraire lui est constitutive et substantielle. Qu’en toute erreur, donc, c’est l’esprit qui se manque à lui-même, et que tel est l’avertissement des songes. Le génie n’a point de songes, mais saisit le réel dans ses songes, et, toujours en juste contact avec le monde, y voit toujours place et passage, comme le pilote le long de la vague. ”
