Jules Lagneau,
Revue de métaphysique et de morale
“ L’absolument infini ou parfait pour Spinoza, c’est l’absolument existant, c’est-à-dire ce qui existe sans condition, sans détermination, en soi, par soi. Pensant l’infini, Spinoza ne le pense pas moins existant, et par soi, que quand il pense la substance ; à dire vrai, c’est elle qu’il pense, sous un autre nom : cette seconde preuve, comme la première, ne fait qu’exposer les déterminations qu’il implique dans cette intuition primordiale ; car une intuition n’est pas une contemplation passive, mais un jugement à plusieurs termes, intuitif en ce seul sens qu’il est ultime, fondé sur lui-même. ”
