Résumé

Portrait de Baruch Spinoza Baruch Spinoza Œuvres de Spinoza/Tome 3

L’âme en effet, ne sent pas moins les choses qu’elle conçoit par l’entendement que celles qu’elle a dans la mémoire. Les yeux de l’âme, ces yeux qui lui font voir et observer les choses, ce sont les démonstrations. Aussi, quoique nous ne nous souvenions pas d’avoir existé avant le corps, nous sentons cependant que notre âme, en tant qu’elle enveloppe l’essence du corps sous le caractère de l’éternité, est éternelle, et que cette existence éternelle ne peut se mesurer par le temps on s’étendre dans la durée.
Source : Wikisource

Portrait de Baruch Spinoza Baruch Spinoza Œuvres de Spinoza/Tome 3

Est-ce rejeter toute religion, je le demande, que de reconnaître Dieu comme le souverain bien, et de penser qu’à ce titre il le faut aimer d’une âme libre ? Soutenir que toute notre félicité, que la plus haute liberté consistent dans cet amour, que le prix de la vertu, c’est la vertu même, et qu’une âme aveugle et impuissante trouve son supplice dans cet aveuglement même, dire enfin que tout homme doit aimer son prochain et obéir aux commandements du souverain, est-ce là, je le répète, renier toute religion ?
Source : Wikisource

Portrait de Baruch Spinoza Baruch Spinoza Œuvres de Spinoza/Tome 3

Ce qui a fait regarder par tout le monde la question de l’infini comme très-difficile et même comme inextricable, c’est qu’on n’a pas distingué deux choses, savoir ce qui est infini de sa nature ou par la seule force de sa définition, et ce qui n’a pas de limites, non par la vertu de son essence, mais par la vertu de sa cause. Une autre distinction qu’on n’a pas faite est celle d’une chose qu’on appelle infinie comme n’ayant pas de limites, et d’une chose dont les parties ne peuvent être égalées ni déterminées par aucun nombre, quoique l’on ait le maximum et le minimum où elle est enfermée.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature