Baruch Spinoza

Baruch Spinoza

Éthique (1677)

Résumé

Portrait de Baruch Spinoza Baruch Spinoza,  Éthique (1677)

“ L’existence de l’idée de l’Âme, dis-je, et celle de l’Âme elle-même suivent en Dieu avec la même nécessité de la même puissance de penser. Car, en réalité, l’idée de l’Âme, c’est-à-dire l’idée de l’idée, n’est rien d’autre que la forme de l’idée, en tant que celle-ci est considérée comme un mode du penser sans relation avec l’objet ; de même quelqu’un qui sait quelque chose sait, par cela même, qu’il le sait, et il sait en même temps qu’il sait qu’il sait, et ainsi à l’infini. ”
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Portrait de Baruch Spinoza Baruch Spinoza,  Éthique (1677)

“ Car l’Âme ne sent pas moins ces choses qu’elle conçoit par un acte de l’entendement que celles qu’elle a dans la mémoire. Les yeux de l’Âme par lesquels elle voit et observe les choses, sont les démonstrations elles-mêmes. Bien que donc il ne nous souvienne pas d’avoir existé avant le Corps, nous sentons cependant que notre Âme, en tant qu’elle enveloppe l’essence du Corps avec une sorte d’éternité, est éternelle, et que cette existence de l’Âme ne peut se définir par le temps ou s’expliquer par la durée. ”
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Portrait de Baruch Spinoza Baruch Spinoza,  Éthique (1677)

“ Je ne crois pas pour ma part que Spinoza ait varié quant au sens du mot voluntas ; la pensée est essentiellement active, l’idée se pose ou s’affirme en même temps et par cela seul qu’elle est conçue ou produite ; en ce sens, l’essence de l’âme est volonté ; mais l’homme n’est pas seulement pensée, il est aussi étendue ; il ne produit pas seulement des idées ou des jugements, il exécute aussi des mouvements en vertu de son essence ; nulle part, à ma connaissance, Spinoza n’use du mot volonté quand il s’agit d’un désir relatif au corps et se manifestant par un mouvement. ”
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