Résumé

Giacinto Sigismondo Gerdil Recueil de dissertations sur quelques principes de philosophie et de religion… (1760)

La raison qui ne peut rien nous apprendre de déterminé touchant l'état futur de l'ame séparée de son corps, ne peur par cela même rien opposer à cet état d'obstination dans le mal qui suit dans une autre vie l'abus coupable qu'on a fait de la liberté en celle-ci. Cette obstination supposée, le dogme de l'éternité des peines n'offre plus rien de choquant, ni de contraire aux idées communes de la justice.
Source : Gallica

Giacinto Sigismondo Gerdil Recueil de dissertations sur quelques principes de philosophie et de religion… (1760)

Vous avouez, oserois-je dire ici, que la raison peut démontrer à la rigueur qu'un nombre actuellement infini de termes ou d'êtres coëxistants implique contradiction , & que Dieu ne peut ainsi créer cet infini que vous appeliez catégorématique. Mais vous n'osez nier, dites-vous, que Dieu ne puisse, en créant le monde de toute éternité, lui donner une existence éternelle. Vous prétendez que la feule raison ne peut pas démontrer à la rigueur qu'il y ait rien là d'imposé.
Source : Gallica

Giacinto Sigismondo Gerdil Recueil de dissertations sur quelques principes de philosophie et de religion… (1760)

Donc la détermination d'une mesure précise de grandeur dans la matière ne peut provenir de son essence. D'autre part, si la matière n'est pas infinie, elle ne peut exister sans une détermination de grandeur. Donc il faut qu'une cause extérieure détermine l'existence originaire de la matière, c'est-à-dire que
cette cause très-puissante lui donne l'existence déterminée à telle mesure de grandeur qu'il lui plaît.
Source : Gallica

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