Giacinto Sigismondo Gerdil

Élements biographiques

Giacinto Sigismondo Gerdil Recueil de dissertations sur quelques principes de philosophie et de religion… (1760)

La raison qui ne peut rien nous apprendre de déterminé touchant l'état futur de l'ame séparée de son corps, ne peur par cela même rien opposer à cet état d'obstination dans le mal qui suit dans une autre vie l'abus coupable qu'on a fait de la liberté en celle-ci. Cette obstination supposée, le dogme de l'éternité des peines n'offre plus rien de choquant, ni de contraire aux idées communes de la justice.
Source : Gallica

Giacinto Sigismondo Gerdil Discours de la nature et des effets du luxe… (1768)

En un mot le luxe promet le bonheur, & ne le donne pas. La religion, la bienfaisance , la probité, la bonne foi, les bonnes mœurs, l'esprit d'ordre , & de subordination; voilà les principes qui unissent les hommes par les liens d'une confiance réciproque , & qui les rendent vraiment utiles les uns aux autres. La communication, qui n'est fondée que sur un pur échange d'intérêts,
ressemble à la rencontre fortuite de gens, qui se trouvent rassemblés dans une foire pour vendre ou pour acheter , & qui ne songent qu'à leur profit , sans se soucier les uns des autres.
Source : Gallica

Giacinto Sigismondo Gerdil L'immatérialité de l'âme démontrée contre M. Locke par les mêmes principes par lesquels ce philosophe démontre l'existence & l'immatérialité de Dieu… (1747)

Il n'y a donc de beauté dans les corps, qu'en tant qu'ils portent le caractére de l'art de la sagesse, & de l'intelligence qui les a façonnés : ainsi la beauté n'est proprement que dans l'idée, selon laquelle le corps a été arrangé. C'est dans cette idée que se trouve le charme & la perfection de la beauté. La beauté n'est dans le corps, que le rapport qu'il a par l'arrangement de les "parties à cette idée, selon laquelle il a dû être arrangé pour être appellé beau.
Source : Gallica

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