Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

Résumé

Portrait de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Bruno ou Du principe divin et naturel des choses

Maintenant, il me semble avoir démontré suffisamment comment le fini, sans cesser d’être fini pour lui-même, est renfermé dans cette éternité absolue que nous pouvons nommer aussi l’éternité de la raison. Si le fini, quoique fini en soi, se trouve à côté de l’infini, c’est toujours comme fini ; non, à la vérité, par rapport à l’infini, mais comme étant par soi-même la différence relative du réel et de l’idéal ; et c’est avec cette différence qu’il détermine, tout à la fois, et lui-même et son temps, ainsi que la réalité de toutes les choses dont la possibilité est contenue dans sa propre idée.
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Portrait de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Bruno ou Du principe divin et naturel des choses

Dans cette vie universelle, aucune forme ne naît extérieurement ; chaque œuvre y est le produit inséparable d’un art intérieur et vivant. Il n’y a qu’un destin pour toutes choses, qu’une vie, qu’une mort ; nulle chose ne devance l’autre ; il n’y a qu’un monde, qu’une plante, dont tout ce qui est, forme les feuilles, les fleurs et les fruits, chaque chose différant, non par l’essence, mais par le degré de puissance ; il n’y a qu’un univers enfin, par rapport auquel tout est d’une magnificence et d’une beauté vraiment divine, incréé en soi, et, comme l’unité elle-même, éternel et impérissable.
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Portrait de Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling Bruno ou Du principe divin et naturel des choses

Or ce fini considéré en soi produit à son tour, avec ce par quoi il est réel, cette unité elle-même ; tandis qu’avec ce qui en elle est la forme, il n’est plus que l’unité relative du fini et de l’infini. Donc, plus une chose est parfaite, plus elle s’efforce de représenter l’infini dans ce qui en elle est fini, afin de rendre ainsi, autant que possible, le fini en soi égal à l’infini en soi. Or, plus le fini, dans un être, tient de la nature de l’infini, plus il participe à l’immortalité du tout, plus il est durable et parfait en soi, et moins il a besoin de ce qui est en dehors de lui.
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